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Santé et soins 17 septembre 2026 · 5 min de lecture

Tiques et puces à l'automne : la protection du chien continue

Septembre ne marque pas la fin de la saison des parasites : tiques, puces et piroplasmose restent d'actualité. Voici comment protéger son chien jusqu'à l'hiver.

Les vacances sont finies, les températures baissent, et beaucoup de propriétaires rangent mentalement l'antiparasitaire au fond d'un tiroir. C'est une erreur fréquente : l'automne est l'une des deux grandes périodes d'activité des tiques en France, et les puces, elles, ne prennent jamais vraiment de pause dans un logement chauffé. Voici ce qu'il faut savoir pour protéger son chien de septembre jusqu'à l'hiver.

Pourquoi le risque ne disparaît pas à l'automne

Les tiques profitent des jours doux et humides

Les tiques deviennent actives dès que la température dépasse environ 7 °C, à condition que l'air reste humide. Or septembre, octobre et novembre offrent souvent exactement ce mélange : sols encore tièdes, feuilles mortes, herbes hautes et rosée du matin. On observe donc un second pic d'activité à l'automne, après celui du printemps. Dans une grande partie de la France, un hiver doux suffit d'ailleurs à les maintenir en activité presque toute l'année.

Elles se postent dans les hautes herbes, les fougères, les lisières de forêt, les haies et les jardins, et attendent le passage d'un animal pour s'accrocher.

Les puces s'installent à l'intérieur

Quand il fait plus frais dehors, les puces trouvent refuge à l'intérieur, où le chauffage recrée des conditions idéales pour leur cycle de développement. Un point essentiel : les puces adultes que l'on voit sur le chien ne représentent qu'une petite partie du problème. Les œufs, les larves et les cocons se cachent dans le panier, les tapis, les canapés et les fentes du parquet, et peuvent y attendre plusieurs semaines avant d'éclore.

Ce que les parasites peuvent provoquer

  • La piroplasmose (babésiose) : transmise par certaines tiques, elle détruit les globules rouges. Fièvre, abattement, perte d'appétit et urines foncées doivent conduire chez le vétérinaire sans attendre, car la maladie peut évoluer très vite.
  • La maladie de Lyme (borréliose) : plus discrète, elle peut provoquer boiteries, fatigue et fièvre, parfois plusieurs semaines après la piqûre.
  • La dermatite par allergie aux piqûres de puces : chez un chien sensible, quelques piqûres suffisent à déclencher des démangeaisons intenses, des croûtes et des zones sans poils.
  • Le ténia (ver plat) : les puces peuvent le transmettre lorsque le chien en avale en se mordillant.

Le contrôle après chaque promenade

Quel que soit le traitement choisi, aucune protection n'est efficace à 100 %. Prenez l'habitude de passer les mains sur tout le corps de votre chien au retour d'une balade en forêt, en prairie ou au jardin. Examinez en priorité les oreilles, le cou, les aisselles, l'intérieur des cuisses, l'espace entre les doigts, le dessous de la queue et les plis de peau. Une tique qui n'a pas encore mangé est petite (de 1 à 4 mm selon son stade), puis elle gonfle en quelques jours en se nourrissant.

Retirer une tique : les bons gestes

  1. Munissez-vous d'un tire-tique (crochet ou pince spéciale). N'utilisez ni éther, ni huile, ni alcool : ils peuvent pousser la tique à régurgiter dans la plaie.
  2. Saisissez la tique au plus près de la peau, sans écraser son corps.
  3. Tirez doucement en tournant, jusqu'à ce qu'elle se détache entièrement.
  4. Désinfectez la zone, puis lavez-vous les mains.
  5. Vérifiez que la tique est complète, notez la date et surveillez votre chien pendant les semaines suivantes.

Plus la tique reste fixée longtemps, plus le risque de transmission augmente : c'est pourquoi le contrôle quotidien et un retrait rapide comptent autant que le traitement préventif.

Traiter l'animal et la maison

Contre les puces, traiter uniquement le chien ne suffit pas :

  • lavez à 60 °C, si les matières le permettent, le couchage, les plaids et les housses de coussins ;
  • aspirez soigneusement les sols, les canapés et les recoins, puis videz immédiatement l'aspirateur ;
  • utilisez, si nécessaire, un spray adapté à l'habitat, en respectant les consignes de sécurité et en aérant la pièce ;
  • traitez tous les animaux du foyer en même temps, chacun avec un produit adapté à son espèce.

Bien choisir la protection avec son vétérinaire

Il existe plusieurs familles de produits : colliers, pipettes à appliquer sur la peau, comprimés, sprays et poudres. Aucune n'est meilleure dans l'absolu. Le choix dépend du poids du chien, de son âge, de son mode de vie (campagne, ville, baignades), de la région et d'éventuelles contre-indications. Votre vétérinaire est la personne la mieux placée pour vous conseiller, surtout pour un chiot, une chienne gestante ou un chien suivi pour une autre maladie.

Deux règles de sécurité à retenir :

  • Ne jamais utiliser un produit pour chien sur un chat : certaines substances, comme la perméthrine, sont très toxiques pour lui. Si vous avez les deux espèces à la maison, empêchez le chat de lécher le chien traité tant que le produit n'est pas sec.
  • Respecter le poids et la fréquence indiqués sur la notice : un sous-dosage réduit l'efficacité, un surdosage expose à des risques inutiles.

Les erreurs à éviter

  • Arrêter la protection dès que les vacances se terminent.
  • Traiter le chien sans nettoyer son environnement.
  • Retirer une tique avec les doigts ou avec des produits maison.
  • Oublier de renouveler le traitement à la date prévue.

Pour aller plus loin

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